mercredi 10 avril 2019

Une nuit de vas et viens

Je t'écris depuis une planque à Samarande. Je ne sais pas si un jour tu mettras la main sur ce carnet, mais ça m'aide de le rédiger en pensant à toi. Comme je te le disais, je commence une nouvelle vie, et cela fait remonter le passé... donc je pense à toi...

Alors voilà, j'ai tué mon ancien patron, tenancier d'un bordel, mais j'avais de bonnes raisons !
Le garde du corps de l'établissement m'a aidé et un client nous a prêté main forte : on s'est barré à 3 avec la caisse !

Après avoir quitté Bejola en vitesse, on s'est rendu à Samarande : Irawa connait un établissement dans le quartier sud de la Flèche où la milice ne va pas en pleine nuit.
Dans ce bouge, au sous-sol enfumé, on rejoint un ring de combat très animé. Le patron, Albert Ormani, organise un match : Sire Cidric le challenger contre Hassan le champion local.

Quitte à essayer de me faire du blé, je mise 1 couronne sur le nouveau vainqueur en 3 round, malheureusement il met son adversaire KO dès le 1er round et le challenger s'enfuit aussitôt... c'est l'bordel, le patron vide la salle mais nous garde...

On a l'explication : Carsak, un sale gouri, manager du challenger, a enflé le patron et lui doit 5 000 couronnes !
Ormani est un gars qui monte en ce moment, et lorsqu'il nous confie une mission on tend l'oreille : à nous de retrouver le Carsak en question, en moins de 3 nuits, contre 10% de la somme dûe. Il ne veut pas savoir comment on va procéder, donc ça me va bien.

On fait le point dans un troquet pourri : Carsak viendrait de Bejofa, dans une tannerie du quartier sud ouest. Du coup on retourne à Bejofa, mais sans passer par le pont car ça craint...

Arrivés dans le quartier des tanneries, on commère au Poisson-Lune : on nous recommande d'aller dans une ancienne église appelée la Lie du Calice pour y voir un certain Ismar.
Sur place, effectivement, on trouve Sir Cidric qui noie son chagrin dans l'alcool, on y apprend que Carsak est en bas, mais il faut passer par une trappe située derrière le bar. Impossible d'y entrer, car le droit de péage est de 50 couronnes pour 2 personnes...

On attend donc patiemment, et quand un type finit par en sortir : on le suit. Il semble camé... du coup on deal avec lui : si on placarde ses pamphlets devant la cathédrale de Samarande, alors il nous fera rentrer en bas, facile !

Et nous voilà donc, Irawa, Angelo Fraisier, Conrad, Moutza et moi-même de retour à Samarande !